Réfléchis. Songe. Imagine. Trouve la réponse à une question qui n'en a pas.

Réfléchis. Songe. Imagine. Trouve la réponse à une question qui n'en a pas.
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J'ai vomis dans mes cornflakes.


Dans un monde noir et blanc, seules les étoiles sont en couleurs,

Si les enfants veulent tous devenir astronautes c'est pour se barrer de cette Terre où ils devront vivre toute leur vie. Ensuite ils grandissent, oublient la NASA à cause d'un 5.5 en Math. Ecoutent du Black Métal et vomissent la bière vendue par pack de 30. Ils se haïssent eux mêmes sans trop savoir pourquoi. Le lycée leur apprend les modalités de l'échec, de l'humiliation, de la clope et du suicide. Ceux qui auront leur bac se ruineront en Malibu-Coca. Puis, le soleil éclaire un peu plus leur chemin. Ils voient un peu mieux l'avenir, parce qu'il n'y en a pas. Ils se psychanalysent eux même découvrant que tous ça,ce n'est peut être pas seulement de leur faute. Alors on se met à faire de la politique. Un autre monde est possible. Le changer serait tellement cool. Ils achètent des T-shirt avec des étoiles rouges, et trouvent le mot Révolution très beau. Ca ressemble à Revolver, mais surtout à Evolution. Ils arrêtent de manger du Mac Do, refusent d'être français, ne regardent plus la météo, de toute façon demain, il pleuvra.
Le doute se mêle à leurs tentatives, vaines forcément. Pourquoi refaire le monde, puisqu'il va péter ? Et puis ils se rendent compte que boire une bière fraiche avec une belle brune ce n'est pas si mal. Le regard d'une fille vaut mieux qu'un combat perdu d'avance. L'amour pas la guerre, ce genre de conneries. On emmerde une dernière fois la société, on revend son poster du Che. Cette fille devient notre femme, la bière fraiche devient notre bide. On s'entasse dans un meublé qu'il faudra payer. Un boulot et puis une bagnole avec l'ouverture centralisée et la clim en option. On économise pour Noël et un peu de soleil à la plage. On devient gros, moche, aigri. Les petits cons arrêtent de jouer dans notre pelouse et on se souvient qu'avant on avait des projets, on se souvient... On était jeunes, pleins d'idées, tout ça pour rien, parce que maintenant on attend comme tout le monde son abonnement au programme télé. Alors, avant de mourir, on va voir son petit fils. Il veut devenir astronaute.
Pierrick Servais.
Image: Moi par elle

# Posté le lundi 04 août 2008 11:27

Modifié le samedi 13 décembre 2008 10:48

Les vacances. Enfin. Mais est ce vraiment les vacances que j'aurais souhaitée ? Non, je ne crois pas. J'aurais voulu remettre le pied à l'étrier, prendre mon courage à deux mains et me dire que rien n'est perdu. J'aurais voulu partir à Laval au mois de Septembre, savoir que là bas une nouvelle vie m'attendait. J'aurais voulu être plus proche de chacun de mes amis. J'aurais voulu ne faire souffrir personne, j'aurais voulu donner le sourire à ma grande princesse qui je l'espère se reconnaîtra, j'aurais voulu prouver à Alex et Marion que je tiens réellement à elles. J'aurais voulu passer du temps avec tout les petits morceaux de moi. Mais je crois qu'au lieu de ça, j'ai perdu mon temps, j'ai pas su être à la hauteur.

Les vacances. Enfin. Mais est ce vraiment les vacances que j'aurais souhaitée ? Non, je ne crois pas. J'aurais voulu remettre le pied à l'étrier, prendre mon courage à deux mains et me dire que rien n'est perdu. J'aurais voulu partir à Laval au mois de Septembre, savoir que là bas une nouvelle vie m'attendait. J'aurais voulu être plus proche de chacun de mes amis. J'aurais voulu ne faire souffrir personne, j'aurais voulu donner le sourire à ma grande princesse qui je l'espère se reconnaîtra, j'aurais voulu prouver à Alex et Marion que je tiens réellement à elles. J'aurais voulu passer du temps avec tout les petits morceaux de moi. Mais je crois qu'au lieu de ça, j'ai perdu mon temps, j'ai pas su être à la hauteur.
Musique : Tyler Hilton - You'll ask for me
Image : Le paysage marécageux par moi.

J'aurais voulu devenir astronaute je crois.
Monter sur la lune et décrocher les étoiles
.



Les bonnes résolutions pour les vacances tu crois aussi que ça existe ? Je pense que j'en aurais bien besoin. Je voudrais prendre le large et tout oublier un instant. M'imaginer seule au monde. J'ai besoin de me ressourcer, de trouver un air pur pour remplir mes poumons noircis par la nicotine. L'eau iodée de l'océan Atlantique est trop polluée pour qu'on puisse oser s'y baigner. Tout à changer. Et dites moi ce que l'on peut encore faire aujourd'hui sur cette Terre mis à part consommer ? Où sont passés ces soirées au feu de camp sur la plage au sable chaud ? Où sont passées les guitares qui fredonnaient les airs connus et reconnus des Beatles ? Où sont passées ces grandes parties de cache cache dans les épis de blé ? Toutes ces choses qui aujourd'hui pourraient faire notre bonheur et ont fait celui de nos parents autrefois, toutes ces choses qui semblent si simples, nous n'y avons plus accès. Alors essayez de me dire ce que je vais devenir ? Un légume mangeur de chips devant les émissions de Nikos Aliagas ? Une accro au jeux vidéos qui un beau jour sortira dans la rue et fauchera tout le monde comme si c'était Burnout 3 dans la vraie vie ? Une dépressive, enfermée dans le noir, le mascara couvrant ses joues d'un noir qui lui colle à la peau ? Pour tout vous dire, aucun de ces avenirs ne m'intéresse. Mais aurais je vraiment le choix ? Parfois je regrette d'avoir les deux pieds sur Terre, je me dis que si je n'étais pas venue au monde, une bonne dose de choses n'auraient pas été ce qu'elles sont, mais elles auraient été meilleures. Et puis je me dis que j'ai gagné trois amitiés, trois amitiés qui me sont tout ce qu'il y a de plus chères et auxquelles je n'ai pas su être à la hauteur. Lucie se croyait plus forte mais est ce vrai que tout ce qui ne tue pas nous rend plus fort ? Dans ce cas je ne serais pas une réplique ratée, mais je serais Lucie, l'authentique et la petite battante qui a surmonté tant et tant de choses que d'autres n'auraient pas imaginé. Pour trouver un échapattoir à ce quotidien qui m'use, pour éviter que des larmes de torture ne coulent sur mes joues, pour que j'évite de croire que le bonheur n'est pas un idéal à ma portée, je voudrais me faire mon monde. A mon idée. Un monde, pas sans règles, mais qui autoriserait les bonnes choses et priverais les mauvaises, tout l'inverse du notre en gros.
J'aimerais croire, au moins le temps d'un court instant que tout dans ce monde n'est pas perdu et que je suis quelqu"un et pas une personne parmis tant d'autres.
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# Posté le samedi 19 juillet 2008 04:31

Modifié le samedi 13 décembre 2008 10:48

Mais dites moi, c'est que ça fait un petit moment. Tout est si rapide, en quatrième vitesse, que j'ai risqué de m'y perdre et de ne plus revoir le jour. Votre vie à évoluer, la mienne aussi. Dans quel sens que ce soit, on ne peut empêcher cet avancement. De long en large, la vie nous bringuebale de gauche à droite et de haut en bas. Donnant des maux de ventre et de coeur. Parfois elle se stabilise et nous permet de mettre de la lumière sur les points sombres. Qu'on puisse modifier cette logique ou non , pour le moment nous n'avons d'autres choix que de la suivre au pied de la lettre. C'est inscrit dans l'histoire. Dans le grand livre de cette planète quotidiennement piétinée.

Mais dites moi, c'est que ça fait un petit moment. Tout est si rapide, en quatrième vitesse, que j'ai risqué de m'y perdre et de ne plus revoir le jour. Votre vie à évoluer, la mienne aussi. Dans quel sens que ce soit, on ne peut empêcher cet avancement. De long en large, la vie nous bringuebale de gauche à droite et de haut en bas. Donnant des maux de ventre et de coeur. Parfois elle se stabilise et nous permet de mettre de la lumière sur les points sombres.  Qu'on puisse modifier cette logique ou non , pour le moment nous n'avons d'autres choix que de la suivre au pied de la lettre. C'est inscrit dans l'histoire. Dans le grand livre de cette planète quotidiennement piétinée.
Petite ado cherche de l'inspiration, dans ses veines usées par les douleurs. Le cerveau bouillonant, encore fatigué par la cuite de la nuit dernière; espère infiniment trouver les mots justes pour créer ce texte exposant les sentiments d'une manière la plus juste possible. Les mots se bousculent mais ne forment pas de phrases complètes. L'ordre se met, la structure se construit. La vie commence.

Mardi 17 Juin 2008 à 14h02

Aujourd'hui je suis heureuse. Peut être pas parfaitement, il y aura toujours quelque chose pour gâcher nos vies. Toujours quelque chose pour empêcher le bonheur parfait. Bref. En cette journée de juin, le soleil brille et un petit vent frais souffle entre les branches. Les cours sont finis, c'est le début des vacances. J'ai trouvé mon remède contre l'ennui et la tristesse. Je l'appelle mon coeur. C'est vrai qu'il peut être casse pied, mais au fond, c'est aussi pour ça que je l'aime. J'peux pas nier que ce soit une histoire compliquée mais on fait avec, on donne tout ce qu'on a et même tout ce qu'on a pas. J'ai retrouvé cette sensation d'appartenance, mais cette fois, quelque chose de posé. De calme et à la fois tumultueux. Le juste milieu entre les engueulades incessantes et le calme plat. J'espère juste que ça durera. Que le temps passera et que les liens n'en seront que plus forts. Que le soleil se lèvera du bon côté chaque jour et que la Terre tournera dans le bon sens. Que les oiseaux chanteront les bonnes mélodies. Que mes pieds se metteront toujours l'un devant l'autre. Que l'aiguille de mon horloge continuera d'avancer. Que mes sentiments me feront toujours un peu pleurer. Que ma vie se résumera enfin à autre chose qu'à mon ancien quotidien usant.
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# Posté le mardi 17 juin 2008 07:57

Modifié le samedi 13 décembre 2008 10:48

Des petits textes qui me font du bien. Qui m'empêchent de faire des conneries lorsqu'on me demande si ça va & que je ne répond pas. La gorge nouée et le ventre serré.

Des petits textes qui me font du bien. Qui m'empêchent de faire des conneries lorsqu'on me demande si ça va & que je ne répond pas. La gorge nouée et le ventre serré.
Lorsque tu as des remords qui te rongent, tu t'infliges les pires choses qui puissent exister, comme si tu y trouvais ton exile. La seule chose que tu n'es pas capable de faire, c'est de t'enlever la vie, tout ça parce que tu es trop lâche alors que parfois, la mort vaudrais bien mieux que d'autres choses que tu t'infliges. Et pourtant, tu le mérite. Et puis tu te dis que si tu restes là où tu es, t'as pas d'autres choix que de suivre le mouvement. Tu masques tout tes sentiments. Tu fais de grands sourires hypocrites et tu prends les soucis de tout tes amis sur le dos parce que t'as peur qu'on te dise égocentrique & égoïste. Tu ne parle jamais de tes soucis, mais tu y penses tellement fort que des fois tu as l'impression qu'on t'entend. Tu fais comme si tout allait toujours parfaitement bien, tu fumes pour faire comme tout le monde et tu te bourres la gueule pour que ces putains de voix qui bouillonent dans ta tête ferme un peu leurs grandes gueules. Tu passes tout le reste de ton temps à désobéir, en espérant qu'un jour quelqu'un te demande pourquoi. Les journées s'écoulent et tu restes enfermé dans ta chambre, les volets clos, une cigarette à la main et du Eths à fond. Comme si ça pouvait t'aider à oublier alors qu'en fin de compte, ça ne fait rien de plus que de t'enfoncer à coup de godasses sur le crâne. Et puis tu te dis que t'as que 15 ans et que t'es déjà au fond du gouffre. Tu te demandes c'que ce sera à 60 balais et si t'en seras pas rendu à bouffer des racines de pissenlits. on te hurle dessus à longueur de temps, on te dictes les règles de la vie sans qu'tu puisses dire un mot. T'as des montées d'adrénaline qui te donne envie d'hurler à t'en péter la voix mais tu te retiens. Après tout, ce que tu fais le mieux, c'est faire semblant...
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 15:47

Modifié le samedi 13 décembre 2008 10:48

Et si maintenant c'était moi qui avait besoin d'aide ? Je me perd. J'éssaie de masquer et d'être la meilleure que je puisse être. Et pourtant tout s'écroule malgré mes efforts. J'voudrais pouvoir tous vous aider. Tout réparer d'un coup de baguette. Changer le monde.

Et si maintenant c'était moi qui avait besoin d'aide ? Je me perd. J'éssaie de masquer et d'être la meilleure que je puisse être. Et pourtant tout s'écroule malgré mes efforts. J'voudrais pouvoir tous vous aider. Tout réparer d'un coup de baguette. Changer le monde.
ON NE CHANGERA PAS LE MONDE MAMAN - ZOE AVRIL
Période difficile. J'éssaie de tous vous aider. De faire en sorte de me surpasser. De masquer ce qui ne va pas. De vous donner tout le bohneur que je puisse vous donner. Essayer de tirer un sourire de votre visage ou un éclat de rire de votre bouche. Je crois que je me perd en essayant de faire bien, je m'oublie. Je m'isole et mes joues me brûlent. Lorsque je verse ces larmes je suis seule, sans personne pour me réconforter. Je ne peux pas vous demander de venir, je sais que vous allez aussi mal que moi et enfin de compte, je ne deviens plus que Lucie la jeune fille généreuse qui vous donne tout le bonheur qu'elle n'a pas. On ne changera pas le monde, Maman et on ne changera pas les gens.
On ne changera pas le monde, Maman. Faut vivre avec, tout simplement.On ne changera pas le monde, Maman et on ne changera pas les gens. On ne changera pas le monde, Maman ça ne passera pas avec le temps.

Je suis perdue. Et j'ai si mal. Je me demande ce que je pourrais faire. Qui pourrait m'aider. Je sais qu'on ne changera rien, mais si seulement j'pouvais l'accepter ça faciliterais les choses. Le futur c'est croire en nos rêves mais moi je n'ai plus de rêves, je n'ai plus de passé, tout s'efface, mon présent est usant et mon futur n'a plus de raison d'être. J'croyais que tout irais bien, que les bas ne reviendraient pas, que j'étais plus forte que ça. Si j'avais su. Aujourd'hui le plus gros remords que je pourrais avoir c'est celui d'être venue au monde. Je me demande ce que le monde aurait été sans moi. Après tout quand je suis mal, les aiguilles continuent de tourner. Le monde se fiche de moi, de ce que je suis, de ce que je peux ressentir. J'me sens seule. J'veux pas me mentir, j'arriverais pas à m'en sortir, j'suis trop faible et trop lâche. Et si le destin s'arrêtait là ? Chaque jour je me demande pourquoi je met un pied devant l'autre. Pourquoi est c'que je prend le bus pour me rendre à des cours pendant lesquels tout ce à quoi je pense c'est partir. M'enfuir en courant. En pleurant tout c'que je peux et hurler tout mon mal. Partir dans un autre monde. Ailleurs. Pour toujours. La chaleur que je sens près de moi se fane lentement. Il y a toujours quelque chose qui tourne mal. Le chemin que j'emprunte est la mauvaise direction. Court loin, essaie de trouver l'endroit sûr où tu pourras te cacher, c'est la meilleure place ou être quand tu te sens comme moi. Toutes ces choses que je déteste tournent autour de moi.

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# Posté le samedi 17 mai 2008 12:50

Modifié le samedi 13 décembre 2008 10:49